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L’imitation nous est naturellement délectable. Nous pouvons nous servir de l’imitation dans le but de rendre des choses qui ne sont pas à notre niveau plus intelligibles pour nous. Ces choses sont de deux sortes, les unes inférieures, les autres supérieures. Ceci donne lieu à deux arts distincts. Le premier, use des originaux inférieurs et en fait des imitations délectables en tant qu'imitation et l'imitation elle-même a raison de terme. C'est l'art profane. L'autre a pour but de nous conduire vers un original en lui-même meilleur que l'imitation et l'original lui-même a raison de terme, c'est l'art religieux.
Ce qui est fin dans un certain ordre peut n’être que principe dans un autre ordre. Or, précisément, bien que la complaisance dans l’intelligence comme dans la volonté s’explique entièrement par un mouvement vital, toutefois, les modes d’agir différents de l’intelligence et de la volonté ne nous permettent pas d’assigner à la complaisance dans la puissance cognoscitive le même rôle qu’à la complaisance dans l’appétit élicite. Ainsi pour la volonté qui procède en tendant vers les choses la complaisance ne signifie pas possession réelle de son objet propre, mais elle est le principe de sa tendance effective et déterminée vers …
Il semble que le sens que l’on donne généralement au terme «placet» de la définition thomiste du beau, compromette gravement la doctrine même de la Beauté chez saint Thomas. L’on définit, en effet, ce «placet» comme une délectation. Or, la délectation appartient en propre à l’appétit sensitif et à la volonté. Par ailleurs, saint Thomas affirme que la Beauté se rapporte essentiellement à l’intelligence. Le conflit de notions auquel cette interprétation donne lieu nous incite à demander à saint Thomas et à ses commentateurs, des précisions sur le terme «placet». Cette recherche nous permet d’affirmer que, d’après l’esprit et la …