Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Toute co-analyse est conditionnée par l’intercompréhension entre le·la chercheur·e et le·la partenaire de terrain, laquelle repose sur des exigences minimales relevant de l’intelligibilité, la vérité, la sincérité, la justesse, la confiance, le partage des connaissances, des savoirs voire des opinions (Habermas, 1976). De cette intersubjectivité va dépendre, au moins temporairement, la création d’un langage commun singulier permettant au Soi et à l’Autre de regarder l’objet étudié. Si le maillage des savoirs théoriques et des savoirs d’action compose en apparence ce langage commun temporaire, la réussite de la co-analyse dans sa visée épistémique dépend de la capacité à contextualiser et décontextualiser …
Les auteur·e·s de cette communication coordonnent un numéro spécial intitulé « Propos libres sur la recherche dans les Hautes Écoles Pédagogiques et institutions apparentées » d’une revue scientifique suisse. A leur demande, les acteur.trices qui ont participé, à divers degrés et formes d’implication (étudiant·e, chargées de recherche, formateur chercheur) à leurs projets de recherches collaboratives (Desgagné, 1997), ont accepté de témoigner de leur expérience de la co-analyse et la coproduction. Entre la visée épistémique du·de la chercheur·e et la visée praxéologique du·de la partenaire, l’analyse sémiologique des verbatims permet de faire émerger dans les témoignages des variables de la transformation …