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On verra au moyen de films aux rayons-X et de sonagrammes comment un montréalais tente de réduire son R roulé d'avant pour adopter le R postérieur. Sa stratégie varie avec les divers entourages et selon la position dans le mot. Sa production pose des problèmes à la perception et surtout à la théorie phonologique; car comment définir ce /R/ qui prend tant de formes phonétiques opposées: tantôt voyelle, tantôt consonne; antérieur, puis postérieur, les deux à la fois; occlusion pure et simple dans certain cas et zéro dans d'autres.
L'étude de la distinction sourdes/sonores des occlusives homorganiques, faite à partir d'un corpus lu par des sujets franco-québécois (Santerre, 1978), a dégagé l'existence d'une complémentarité des traits phonétiques. Ces traits distinctifs assurant cette opposition sont: 1) la durée du VOT; 2) la durée de la voyelle précédente; 3) la durée de la tenue précédant les occlusives dans la même syllabe; 4) le voisement intrinsèque du /bdg/. L'étude de l'opposition sourdes/sonores en parole spontanée, qui ne semble pas avoir été entreprise auparavant en français, a fait apparaître des aspects nouveaux de ce phénomène. En effet, nous avons observé une grande variabilité …
L'étude de la variation linguistique des grands corpus s'accommode difficilement de la définition minimale des phonèmes par matrices de traits fixes. Par exemple, la distinction des occlusives dites sourdes ou sonores peut se faire par des moyens variés chez les différents locuteurs et même chez un même locuteur, selon les conditionnements contextuels, stylistiques ou rythmiques, sans que la perception en soit ambiguë. Ces divers indices de surface ne peuvent être symbolisés par un même trait sous lequel on rendrait compte. A partir des relevés acoustiques faits sur les enregistrements de 6 locuteurs, on montrera qu'une matrice de traits obligatoires et …
Les liaisons facultatives regroupent près de 92% de l'ensemble des liaisons en français montréalais. Ces liaisons, selon qu'elles sont faites ou non, et socio-linguistiques complexes aux précis. Les types de liaisons que les juges de notre étude d'évaluation ont attribués en moyenne à l'ouvrier sont tout à fait différents de ceux qu'ils ont précisés à l'avocat. Ce dernier se retrouvait avec tous les cas se soumettant aux lois du code grammatical, alors que l'ouvrier se voyait attribuer des cas uniquement fautifs et allant à l'encontre des exigences du code scolaire. Les liaisons facultatives sociolinguistiques marquaient de façon parfaite du langage …
La frontière des constituants de la surface phonétique porte des marques de leur nature et de leur fonction grammaticales. Ces marques sont les diverses intensités relatives, la fusion et l'harmonisation vocaliques, et les variations rapides du fondamental. Il s'agit ici de variations fonctionnelles et "intentionnelles", différentes de celles qui sont la résultante du jeu mécanique ou la pression sous-glottique et des ajustements laryngés. On verra comment cette micro-mélodie se comporte en frontière inter-syntagmatique et intra-syntagmatique, en tenant compte des autres marqueurs de frontières.
Ce travail est une tentative de mise au point d'une méthode d'évaluation de la performance des locuteurs montréalais en matière de liaisons. Nous avons procédé en 4 temps: 1. Dépouillement de 33 dossiers du corpus Sankoff-Cedergren; 2. Essai de formalisation d'une règle des liaisons obligatoires et des liaisons interdites; 3. Marquage des écarts à la règle et des effets stylistiques produits par les liaisons facultatives; 4. Pondération des résultats et profil de locuteurs.
Ce travail est une tentative de mise au point d'une méthode d'évaluation de la performance des locuteurs montréalais en matière de liaisons. Nous avons procédé en 4 temps: 1. Dépouillement de 33 dossiers du corpus Sankoff-Cedergren; 2. Essai de formalisation d'une règle des liaisons obligatoires et des liaisons interdites; 3. Marquage des écarts à la règle et des effets stylistiques produits par les liaisons facultatives; 4. Pondération des résultats et profil de locuteurs.
A partir de 32 bandes du corpus Sankoff de 30 minutes chacune et également réparties selon le sexe, selon deux groupes d'âges et selon des niveaux de langage jugés subjectivement par les transcripteurs, on a fait le dépouillement de toutes les voyelles diphtonguées et en tenant compte de la nature de l'accent, de la variété de la diphtongaison et de la coarticulation consonantique. Les résultats, qui comprennent les effectifs des voyelles diphtonguées et non diphtonguées et leur pourcentage à l'intérieur de chaque catégorie, permettent quelques conclusions sur le plan linguistique et sur le plan sociolinguistique.
Les six premiers variphones et le 9 s'entendent régulièrement à Montréal. Certains de ces emplois sont conditionnés par le niveau de langage, par la vitesse de débit, par la force et le souci de prononciation. D'autres sont strictement phonétiques. L'emploi du /R/ postérieur s'entend souvent au cours de l'interaction sociolinguistique, favorisant le défaçonnement des niveaux de langage. Les variétés 7 et 8 sont rares à Montréal, mais se retrouvent couramment sur la côte est des États-Unis et au Lac-Saint-Jean. La variété 10 est employée par ceux qui font le /R/ antérieur tantôt le /R/ postérieur, et qui, par accident, semble-t-il, …
Une équipe de recherche a entrepris d'étudier sur les plans acoustique et perceptuel quelques phénomènes de surface qui caractérisent la prononciation et la démarche prosodique du montréalais; ex. la disparition des voyelles hautes et la coloration consonantique, la réduction syllabique, la fusion vocalique, l'aphérèse morphologique, les variations de durée syllabique, les modes d'accentuation, la réduction de timbre en fonction du débit et de l'intensité, etc.