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Déclassement de matières résiduelles dangereuses par une technologie de la chimie verte : l’extraction par CO2 supercritique

KM

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Karine Markewitz

Résumé de la communication

Selon le paragraphe 21 de l'article 1 de la Loi sur la qualité de l'environnement, une matière dangereuse est « toute matière qui, en raison de ses propriétés, présente un danger pour la santé ou l'environnement et qui est (...) explosive, gazeuse, inflammable, toxique, radioactive, corrosive, comburante ou lixiviable (…) ». Ce qualificatif a des conséquences importantes en termes de disposition et de transport. Déclasser une matière dangereuse permet de réduire ses risques potentiels et de lui ouvrir de nouvelles voies de mises en valeur. Les huiles usées sont des matières dangereuses, mais leur réemploi, recyclage et valorisation énergétique sont bien développées, donnant à ce produit un fort potentiel. Mais, une part de la production ne peut être mise en valeur. En effet, il est courant de récupérer les épanchements d’huile avec des granules absorbantes ou des textiles. Ces matières solides sont alors, dans leur ensemble, considérées comme une matière dangereuse. Des tests ont été menés pour extraire l’huile usée du support solide par CO2 supercritique, et obtenir d’une part une huile valorisable et d’autre part une matière non dangereuse solide avec un potentiel de mise en valeur. Les tests ont permis, pour les textiles huileux, d’extraire près de 80 % de l’huile initialement présente et pour les granules absorbantes, 93 % de l’huile présente a pu être extraite permettant d’obtenir un produit contenant légèrement moins de 3 % d’huile, déclassant ainsi les solides.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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