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La rhétorique de la φιλία/amitié dans les relations internationales : étude comparative sur le style et le langage dans les traités de la Grèce antique et de l'époque moderne.

DJ

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David Jolin : Université Laval

Résumé de la communication

Dans le monde grec antique, la φιλία incorporait régulièrement le cadre des décrets et favorisait le rapprochement entre les cités. Le recours à la φιλία s'inscrivait principalement dans un contexte de conflits internationaux : lorsque l'existence des Grecs fut menacée, ils firent appel à la φιλία afin de solidifier et/ou de renouveler leurs contacts avec le monde extérieur. L'échange de l'amitié rencontre des circonstances semblables dans la modernité. En effet, les situations de guerre ont constitué un climat propice aux transactions d'amitié entre les États. L'utilisation politique de l'amitié semble d'ailleurs s'être démocratisée, à tel point que sa sincérité a même été remise en question. Il semble donc pertinent de s'interroger, au vu des conjonctures qui favorisent les négociations internationales, sur les ressemblances et les différences entre la rhétorique de la φιλία et celle de l'amitié. L'adoption d'une étude comparative permettra de relever les contrastes dans le langage et le style des décrets. Avant d'entrer dans l'analyse, quelques remarques sur la φιλία s'imposeront, afin de savoir en quoi elle s'apparente au concept d'amitié au sens moderne du terme, et comment elle s'en dissocie. Il sera ensuite question de confronter les formulations utilisées dans les traités de la Grèce antique et de l'époque moderne, dans le but d'apporter des pistes de réflexions sur le rôle de la φιλία et de l'amitié à l'intérieur des échanges internationaux.

Résumé du colloque

La question de la pertinence des études anciennes au Québec s’impose par un double éloignement, à la fois temporel et spatial, de leur objet de recherche. Que ce soit par l’archéologie, la littérature, la philosophie, l’histoire, ou encore les sciences des religions, les études anciennes posent un regard critique vers un passé lointain. L’attitude des étudiants et des chercheurs peut être perçue comme étant passéiste, voire comme une négation des impératifs du présent. Est-ce véritablement le cas? La présente table ronde se propose de regrouper divers intervenants issus du milieu de l’enseignement et de la recherche en études anciennes, afin d’aborder cette problématique de front. La question de la pertinence de cette discipline sera abordée suivant deux axes : l’utilité de l’enseignement et celle de la recherche. Au 20e siècle, l’histoire intellectuelle du Québec fut en grande partie marquée par les enseignements du cours classique, qui laissait une large place aux œuvres gréco-latines. Quelle place occupe et occupera cette culture dans l’enseignement au 21e siècle? Puisque ces civilisations ne sont plus autant enseignées au secondaire, l’université est désormais l’institution qui assure leur rayonnement. Dans une société où la culture classique perd sa valeur de référentiel commun, est-il toujours nécessaire de l’enseigner? La place actuelle de la recherche sera également débattue. Au cours des dernières décennies, une tendance s’est dessinée dans la recherche universitaire qui privilégie les sciences appliquées aux dépens des autres disciplines. Cette mentalité, jumelée à l’apparent éloignement spatio-temporel des études anciennes, contribue à leur marginalisation. C’est pourquoi il est important de réfléchir en public aux enjeux rencontrés par cette discipline. Cette table ronde sera donc l’occasion pour les professeurs et les étudiants gradués de dialoguer sur les résonances modernes de leurs travaux de recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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