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Niamkey AKA : Université Alassane Ouattara
La communication participative pour le développement est une activité planifiée qui repose sur des processus participatifs et sur la communication interpersonnelle. Elle facilite le dialogue sur un problème de développement. La question du genre prend toute son importance dans ce processus d’autant plus que la minorité telle que la femme joue un rôle indéniable dans le développement du milieu.
Notre approche méthodologique est empirique. Elle repose sur les expériences de la vie communautaires des populations rurales. Il s’agit pour nous d’analyser la place de l’homme et de la femme dans le développement de la société traditionnelle à l’aune de la modernité.
L’objectif est de s’assurer que les hommes impliquent les femmes dans la démarche et que les deux entités réunissent suffisamment d’informations et de connaissances pour réaliser leurs propres initiatives de développement, évaluer leurs interventions et exploiter les retombées qui en découlent. Un tel processus de communication inclut des objectifs qui visent à accroître la base de connaissances collectives (aussi bien les savoirs locaux que modernes); à modifier ou renforcer les pratiques communes.
Résultat, la communication participative est le moyen par lequel les femmes participent activement à la définition des problèmes, à la mise en place d’un projet et à la recherche de solutions. Il s’agit par la communication d’appuyer diverses initiatives locales pour le développement du milieu rural.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
Titre du colloque :