pen icon Colloque
quote

La transmission des savoirs dans l’art du bonsaï en contexte québécois

SC

Membre a labase

Sébastien Corriveau : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L’art du bonsaï a fait l’objet de très peu de recherches en anthropologie, en sociologie et en sciences humaines en général. Cette communication porte sur la transmission des savoirs dans l’art du bonsaï à travers les pratiques, parcours et expériences des membres d’une association montréalaise. Quel(s) sens les membres donnent-ils à leur expérience de transmission de ce qu’est pour eux le bonsaï ? Quels sont les gestes et savoirs associés à cet art ? Comment se transmettent les valeurs et principes véhiculés dans le bonsaï ?

La culture de cette association locale est structurée en un système organisé par les rapports d’échanges entre ses membres, inscrivant ainsi cette étude dans le champ de l’anthropologie du savoir, à l’instar des travaux de Barth (1995, 2002). Je privilégierai une démarche qualitative socioanthropologique, basée sur des entrevues semi-dirigées et l’observation participante expérientielle (Goulet, 2011). Je présenterai les enjeux théoriques et méthodologiques, puis j’interrogerai ma posture de chercheur comme apprenti-bonsaïste dans cette association, ce qui offre une avenue de connaissance basée sur l’intersubjectivité et orientée vers une co-construction avec les participants (Bloch, 2007).

Résumé du colloque

Dans un contexte de volatilité, d’incertitude, de complexité et d’ambiguïté (Nandram et Bindlish, 2017), les tensions qui émergent dans les démocraties suscitent divers bouleversements. Ces bouleversements qui se manifestent à notre époque poussent plusieurs acteurs sociaux à mobiliser la notion de vivre-ensemble comme cadre normatif de vie en commun. Ces positionnements normatifs interpellent les chercheur.e.s depuis plus d’une décennie (voir, par exemple, Perraton et Bonenfant, 2009). Les communications qui seront présentées lors de ce colloque chercheront à explorer les terrains de ces bouleversements et leur amplitude. Le colloque aborde notamment les questions suivantes : comment les acteurs de la société civile définissent-ils le vivre-ensemble? Comment cette notion est-elle mobilisée, mise en pratique et vécue dans la société et les organisations?

Ce colloque propose de se pencher sur cette problématique en tentant de cerner les contenus concrets et symboliques du vivre-ensemble, tout en explorant ses limites (en relevant ce qui ne concerne pas le vivre-ensemble dans les sociétés modernes). L’événement sera structuré selon trois axes : 1) droit et diversité; 2) entreprises et religions; et 3) identité et radicalisation. Chacun des axes orientera les contributions des participant.e.s en fonction de certaines thématiques. L’axe « droit et diversité » interpellera des chercheur.e.s qui travaillent, entre autres, sur les questions de la laïcité, de la langue et des cultures autochtones (le vivre-ensemble après l’adoption de la loi 21 au Québec ou à la suite de la Commission de vérité et réconciliation). L’axe « entreprises et religions » se concentrera sur les espaces ouverts par le religieux dans le monde du travail (les entreprises de tendance, l’intégration économique des immigrants dans un contexte pluriel). L’axe « identité et radicalisation » s’intéressera à l’émergence de la radicalité dans divers espaces démocratiques (populisme et montée des extrêmes, rôles et positionnements des médias face aux radicalismes, processus de radicalisation menant à la violence). Sans se limiter à ces exemples, les communications présentées s’inscriront en lien avec l’un de ces axes.

Tout en tentant de fournir des pistes afin de mieux comprendre les bouleversements sociaux et les chocs de valeurs que ces bouleversements entraînent, ce colloque vise également un objectif méthodologique en favorisant la présentation de recherches systématisant les analyses interdisciplinaires en provenance des sciences juridiques, de la sociologie, de l’anthropologie, de la théologie et des sciences des religions.

Nandram, Sharda S. et Puneet K. Bindlish (2017), Managing VUCA Through Integrative Self-Management: How to Cope with Volatility, Uncertainty, Complexity and Ambiguity in Organizational Behavior, Cham, Springer International Publishing.

Perraton, Charles et Maude Bonenfant (réd.) (2009), Vivre ensemble dans l’espace public, Québec, Presses de l’Université du Québec.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 5 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :