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La sélection de l'auxiliaire dans les temps composés actifs en français

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Lise Lapierre

Résumé du colloque

En français standard, la plupart des verbes forment leurs temps composés actifs avec avoir. Les pronominaux et un très petit nombre d'intransitifs se construisent toutefois avec être alors qu'une cinquantaine de verbes sélectionnent avoir ou être. Dans les autres langues romanes, à quelques exceptions près, et dans les variétés parlées - régionales ou populaires - du français, il est fréquent qu'avoir prenne la place d'être, quand il ne l'a pas tout à fait supplanté; la même tendance se manifeste d'ailleurs dans la langue standard bien au-delà de l'époque classique. Le mouvement d'être vers avoir est achevé dans une langue comme l'anglais mais il n'a pas cessé, même en français standard : la majorité des verbes à deux auxiliaires en se conjuguent plus en réalité qu'avec avoir. Pour rendre compte de la sélection de l'auxiliaire, on a rattaché être aux verbes de mouvement et aux verbes perfectifs; on a invoqué la relation entre le verbe et ses actants; et, dans des études récentes, on s'est fondé sur la valeur d'avoir (surtout) et d'être comme mots pleins. C'est pourtant l'effacement de la valeur propre d'avoir et d'être qui a donné lieu à la formation des temps composés. Nous adoptons par conséquent une optique dans laquelle le participe constitue la tête du groupe indissociable qu'il forme avec l'auxiliaire, élément « vide » ou grammaticalisé. Notre démarche se fonde sur la relation entre le participe passé et le sujet grammatical de la forme pleine et active, et sur les facteurs diachroniques pertinents.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
manager icon Responsables :
André Lapierre
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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Titre du colloque :

Linguistique

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