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Le travail social, le travail réflexif et le syndicalisme

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Paul-Antoine Bien-Aimé

Résumé du colloque

À l'occasion de la négociation de la convention collective de 1990, les syndicats des Centres de services sociaux (CSS) avaient organisé une importante mobilisation autour des revendications de nature aussi bien économique que professionnelle. La faiblesse des résultats obtenus ne remet pas nécessairement en question l'aptitude du syndicalisme à promouvoir avec efficacité les intérêts et aspirations des travailleurs sociaux. Elle nous invite toutefois à nous interroger sur la pertinence des méthodes traditionnelles de défense syndicale. En réalité, il semble utile de distinguer le travail social, qui peut être dit réflexif, du travail industriel. L'usager, avec ses émotions, ses réactions, et sa complexité, est l'interlocuteur permanent du travailleur social. À ce titre, la réflexivité de ce dernier est mobilisée au lieu et au moment de la production. La qualification et l'autonomie professionnelle constituent alors l'enjeu des rapports sociaux entre gestionnaires et professionnels du travail réflexif. En nous servant des résultats de l'analyse de 30 entrevues que notre équipe de recherche a réalisées entre mai et septembre 1990 auprès des ARH du CSSMM, nous illustrerons la nature réflexive du travail social et présenterons les défis que ce dernier pose au syndicalisme. Le mode syndical de défense, tout comme le mode de gestion, est appelé à se libérer de la prétention hégémonique de la culture du travail industriel, s'il veut vraiment assurer la promotion des aspirations professionnelles des producteurs de service.

Contexte

Section :
Travail social
news icon Thème du colloque :
Travail social
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Travail social

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