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Bibliothèque et Archives Canada à l’heure des données massives (big data)

KL

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Kathryn Lagrandeur : Bibliothèque et Archives Canada

Résumé de la communication

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est l’institution chargée d’être à la fois « la mémoire permanente de l’administration fédérale » ainsi « [qu’une] source de savoir permanent accessible à tous et qui contribue à l’épanouissement culturel, social et économique de la société libre et démocratique que constitue le Canada ». De ce fait, les défis et le potentiel suscité par le Big Data se présentent sous deux facettes. D’abord BAC doit s’adapter à l’importance grandissante des données massives au cœur des prises de décision dans l’appareil fédéral mais également aux exigences grandissantes des citoyens d’avoir facilement et librement accès aux données générées grâce aux deniers publics. L’essor du Big Data force BAC à adapter ses pratiques et ses approches en matière d’évaluation, de préservation, d’accès et de diffusion de l’information. BAC est appelée à mieux définir ses objectifs face aux autres institutions de mémoire, aux communautés de chercheurs et qu’aux autres institutions fédérales qui génèrent, utilisent, recueillent ces données massives tout en devant rendre compte de leur gestion à court, moyen et long terme. L’essor du Big Data nous force donc à réfléchir sur la façon dont une archive nationale doit s’acquitter de sa mission en tant que source de savoir permanent et accessible en cette ère de surabondance d’information. Ces pistes de réflexion formeront les bases de la présentation proposée.

Résumé du colloque

Le sujet de ce colloque porte sur les méthodes et stratégies de gestion de l'information par les organisations dans un contexte de production de données massives (big data). Nombreuses sont les organisations qui cherchent des méthodes, stratégies afin de « faire parler » ces données et ainsi orienter leurs stratégies, leurs prise de décision, etc. Les big data fascinent du fait des potentialités qu’elles laissent entrevoir en terme de performance organisationnelle. Cependant, cela soulève des enjeux techniques, méthodologiques, organisationnels, communicationnels et éthiques auxquels il faut réfléchir. Face à l’accumulation de données massives en milieu organisationnel, l’approche privilégiée pour en tirer un sens est celle de l’analyse quantitative en vue de s’en servir pour la prise de décision. Ceci conduit à l’idée dangereuse que des données statistiques seraient plus utiles et objectives et contribueraient à rendre les organisations plus efficaces et rentables. Toutefois, cette accumulation de données chiffrées analysées statistiquement est limitée par l’absence d’un contexte significatif riche, qui pour sa part est généré par une accumulation d’éléments non chiffrés, non quantifiables, non structurés et donc difficilement mesurables, de type socio-culturel (thick data), qui doivent être étudiés par une analyse qualitative. Cette rencontre entre les big data et les thick data peut générer l’information actionnable et compléter la perspective qu’une organisation doit avoir de son environnement et l’aider à mieux orienter ses voies d’action. La gestion des données massives n’est pas uniquement une question d’outils mais de stratégies et cela nécessite qu’une réflexion soit menée sur les stratégies et méthodes mises en œuvre par les organisations pour traiter, visualiser et « faire sens » de leurs données afin de pouvoir agir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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