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La violence et le sacré : le mémoricide vendéen

JG

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Jean Marie Grassin

Résumé de la communication

Qualifier de génocide les massacres de la population de la Vendée militaire par l’appareil républicain (1794) ne cesse de soulever une opposition virulente alors qu’elle est employée sans grande contestation ailleurs (Arméniens, Cambodgiens, Tutsi, etc.). Elle butterait sur une aporie inexpiable: comment un gouvernement du peuple par le peuple, inspiré par l’humanisme des Lumières, proclamant les droits de l’homme et du citoyen, a-t-il pu décider ou inspirer l’extermination systématique d’une catégorie du même peuple exclue ainsi de la citoyenneté ? Le dilemme reste ouvert, car il oppose deux transmissions de la mémoire dans ce que J-F Lyotard appelle un ''différend'', entre une historiographie déniant à la République la tache d’un péché originel (la Terreur) et les séquelles d’une instrumentalisation de la révolte populaire de la Vendée par le parti légitimiste et clérical au XIXe siècle. On pourrait trouver une explication de l’exclusion de la Vendée de la problématique génocidaire dans le «mécanisme victimaire» qu’analyse René Girard dans ''La Violence et le sacré'', 1972. La Vendée victorieuse de l’été 1793 focalise sur elle l’«appétit de la violence» de la Nation, inspirant respect et rejet; la crise qu’elle incarne trouve son exutoire dans son écrasement, d’une barbarie toute primitive, comme «victime émissaire» suivi de l’impossible désir de son effacement de la mémoire collective. Dans la typologie des «populicides», quel paradigme mémoriel fonde la Guerre de Vendée?

Résumé du colloque

Nous devrions recevoir des participants rwandais de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. Ce qui signifie qu'il se peut que nous recevions aussi la visite de Mme l'Ambassadeur du Rwanda au Canada et/ou d'une délégation de celle-ci. Par ailleurs, je souligne qu'un des participants n'est autre que l'auteur Boubacar Boris Diop!

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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